Lundi 22 mai 2017 Nous contacter
Accueil > Patrimoine-Tourisme > NESLES-LA-GILBERDE
L'HISTOIRE DE NESLES-LA-GILBERDE
Plusieurs seigneurs de la forteresse de « Nigella » - devenu Nesles – située à la frontière de la Champagne et du royaume de France - ont porté au Moyen Age le nom de Gilbert, d’où le nom de Nesles-la-Gilberde.
L’origine de la paroisse s’explique sans doute par l’implantation, au 11e siècle d’un prieuré bénédictin, sous le vocable de Saint -Laurent, dépendant de l’ancienne grande abbaye de Montier-la-Celle.
Le territoire du village était réparti en un nombre impressionnant de fermes fortifiées et d’hôtels seigneuriaux : Le Plessis de Nesles, Richebourg, Cerqueux, Quétotrain, Moulin Donné (ancien Molendino Dato), Bourbaudoin, La Fortelle, etc…
Les seigneurs de Nesles ont généreusement doté la grande abbaye de Barbeau. Gilbert de Nesles fut donateur, dès 1185, d’une dîme et d’une place « pour faire une grange ».Une partie du village s’appelle aujourd’hui encore « La Dîme ».
Au 13e siècle plusieurs seigneurs de Nesles, ainsi qu’un seigneur de Moulin Donné, furent inhumés dans l’église de l’abbaye de Barbeau.
A la même époque Barthelémy de Gretz possédait à Nesles un fief au lieu dit Les Grès où fut créé plus tard une tuilerie.
Pendant la guerre de Cent ans la fortification de Nesles fut occupée par les Anglais avant d’être détruite.
A partir du 17e siècle les seigneurs de Nesles ont pris pour résidence le château de La Fortelle, qui, reconstruit et agrandi sous Louis XIII, fut l’un des plus beaux de la Brie, avec un magnifique parc agrémenté de plans d’eau. (C’est sur ce site, qui a été préservé après la destruction du château au milieu du 20e siècle, que s’est installé il y a quatre ans le Parc des félins).
Au 18e siècle la seigneurie de Nesles a appartenu à la famille Langlois de la Fortelle, qui l’a vendue à la veille de la Révolution à Jean André Vassal, qui fut aussi seigneur d’Ormeaux en partie.
Au centre du village, sur l’ancien domaine de « la Grosse Tour » du moyen- âge, depuis longtemps disparue, a été construit au 18e siècle un petit château appelé « le Trianon » qui fut occupé après la 2e guerre mondiale et jusqu’en 1988 par le couple d’écrivains Ira et Edita Morris. Cette dernière, militant contre l’armement atomique, connut la célébrité grâce à son livre « Fleurs d’Hiroshima ».